J’ai profité de mes vacances au ski il y a 15 jours pour lire le dernier roman de Pierre Bordage, les dames blanches. Pierre Bordage, c’est L’auteur (avec une majuscule) français de SF de ces 20 dernières années. Les guerriers du silence et Wang, une claque énorme ! Ce sont d’ailleurs des romans que je relis encore de temps en temps avec plaisir.

Voici le pitch: une étrange bulle blanche d’une cinquantaine de mètres de diamètre est découverte un jour dans une bourgade de l’ouest de la France. Elle attire et capture Léo, trois ans, le fils d’Élodie. D’autres bulles apparaissent, grossissent, et l’humanité échoue à les détruire. Leur activité magnétique de plus en plus importante perturbe les réseaux électriques et numériques, entraînant une régression technologique sans précédent. Seule l’ « absorption » de jeunes enfants semble ralentir leur expansion… La peur de disparaître poussera-t-elle l’humanité à promulguer la loi d’Isaac ? Mais peut-on élever un enfant en sachant qu’il vous sera arraché à ses trois ans ? Camille, qui a elle-même perdu un fils, et son ami Basile, d’origine malienne, ufologue de son état, vont essayer de percer le mystère des dames blanches afin d’éviter le retour à la barbarie.

On suit l’histoire de l’humanité à travers la vie de plusieurs personnages qui se croisent et s’entrecroisent sur plusieurs décennies. Le côté humaniste de Pierre Bordage est particulièrement présent dans ce livre et il a toujours ce talent pour rendre vivant ses héros banals. On s’attache et on se détache tout aussi rapidement en espérant en apprendre plus sur ces dames blanches tout au long du roman. Le suspens tient et on est absorbé en attendant le dénouement. Fin, que j’ai trouvé, malheureusement, assez décevante. Elle est assez téléguidée et se résume à quelques paragraphes.

Alors non ce n’est pas une déception, je reste un fan inconditionnel de Pierre Bordage et de son imagination débordante. Mais il faut reconnaître que ce n’est pas son meilleur roman et je trouve que cette histoire laisse comme un sentiment d’inachevé.